août 022012
 

Illustration par Louna, du Donjon Joyeux

Que feriez-vous si on vous donnait, pendant 24 heures, un sexe et un corps d’homme ? Voilà l’une des questions que j’ai posées aux 26 femmes qui ont accepté de tester l’aventure avec moi en s’imaginant, pour un jour ou pour une vie, dans la peau du sexe opposé. De la masturbation aux relations familiales en passant par le rapport à l’autre, elles m’ont raconté l’homme qu’elles auraient été. Vous avez 10 minutes ? je vous montre !

Notre sexe biologique détermine-t-il vraiment qui nous sommes ? La théorie des genres, huée par les Zemmour, Boutin et autres progressistes visionnaires (huhu), nous expose une réalité bien plus complexe où l’éducation et la société (l’acquis) jouent un rôle prépondérant par rapport au simple amas de chair et d’hormones qui constitue notre corps (l’inné).

Casting raté et inégalités

Partant de ce postulat, les différences fondamentales entre hommes et femmes seraient en grande partie le fruit d’un certain « formatage », une distribution des rôles bien ordonnée qui veut que les individus dotés de chromosomes XX soient fragiles, soumis, naturellement portés vers la maternité et la nidification tandis que leurs comparses XY se doivent d’être forts, ambitieux, protecteurs et courageux. Le problème de ce casting social, c’est évidemment que tout le monde n’y trouve pas son compte, et qu’il perpétue les inégalités héritées de l’ancestral système patriarcal.

En France par exemple, les disparités perdurent. Malgré le droit de vote des femmes, leur accès plus ou moins aisé à la contraception, l’IVG légale bien que régulièrement menacée, et la possibilité d’épouser qui bon leur semble ( ou presque, vivement le printemps 2013), on constate la ténacité de certaines inégalités : salaires inférieurs, temps partiels subis, précarité, stéréotypes genrés dans l’accès à certaines professions, répartition des tâches ménagères, violences conjugales, sexuelles, harcèlement au quotidien... Certes, le gouvernement agit en faveur de la parité, mais pas encore assez.

Là sont les faits.

Pourtant, des femmes parviennent chaque jour à prouver qu’il est possible de surmonter ces obstacles, bien réels, d’embrasser une carrière scientifique internationale, de faire de la politique avec autant d’ambition et de malhonnêteté qu’un homme, de devenir une judokate de haut niveau ou de se faire maudire en tant que « patronne des patrons » (coucou Laurence) tout aussi bien que son baron de prédécesseur.

On peut donc s’interroger : parmi les barrières qui se dressent devant les femmes pour leurs choix de vie et de carrière, combien sont réelles et combien sont érigées par les femmes elles-mêmes, comme une forme d’ « autocensure » ?

24 heures dans la vie d’un homme

Pour tenter d’y voir plus clair, j’ai donc demandé à 26 femmes entre 21 et 53 ans de s’imaginer dans la peau d’un homme, pour 24 heures ou pour une vie. Elles sont secrétaires, journalistes, infirmières, étudiantes, consultantes ou sans emploi et ont accepté d’endosser le rôle de l’autre, un exercice moins facile qu’il n’y paraît…

Dans un premier temps, je leur ai demandé ce qu’elles feraient si une fée avec une baguette pleine de testostérone les changeait, pour un jour, en homme. Une question plutôt légère, donc, qui a déclenché, comme on pouvait s’y attendre, un enthousiasme certain pour les diverses utilisations du corps masculin. Au Hit Parade des choses qu’elles veulent essayer, ce n’est pourtant pas le sexe qui triomphe (mentionné par 42% d’entre elles), mais le fait d’uriner debout (avec ses variantes dans la nature ou dans la neige), mentionné par 50% des témoins. C’est la masturbation (30% en parlent) qui occupe la troisième marche du podium, suivie de près par le test des aptitudes physiques et sportives (26% le mentionnent) puis la séduction (19% voudraient essayer).

En dehors de la curiosité naturelle vis-à-vis du plaisir de l’autre, un premier stéréotype surgit déjà, celui de la force et des compétences athlétiques prétendument infiniment supérieures de l’homme par rapport au mal nommé « sexe faible ». Un terrain sur lequel on a tendance à accepter un peu vite des différences qui s’avèrent minimes.

Ce qui est notable, toutefois, c’est que même pour ce court laps de temps, elles sont assez nombreuses (19%) à vouloir observer le comportement des autres à leur égard, le probable changement dans leur regard, leur attitude. Elles sont aussi 11% à vouloir profiter de l’occasion pour tenter de mieux comprendre les hommes, qui seraient donc des créatures bien mystérieuses n’en déplaise aux habitué(e)s des stéréotypes façon « radio bière-foot ». Enfin, un peu plus de 7% d’entre elles s’arrangeraient pour obtenir un entretien d’embauche « histoire de voir si l’on s’adresse à moi de la même manière » précise La souris. Pas étonnant quand on sait qu’en 2010, 23% des femmes salariées estimaient avoir été victimes de discrimination en raison de leur sexe.

Boulot, boulot, boulot !

Nous avons ensuite passé la vitesse supérieure, puisque j’ai demandé à mes cobayes d’imaginer leur vie entière telle qu’elle aurait pu être avec des chromosomes différents. Sur 26 femmes, pas un témoignage ne ressemble à l’autre, mais des tendances se dégagent, et elles sont parlantes.

Plus de 88% des changements qu’elles visualisent touchent au domaine de la vie professionnelle ou des études. Cinq d’entre elles auraient probablement choisi une autre carrière ou un autre loisir «  je serais certainement joueur de rugby et non blogueuse » me dit ainsi Malika, tandis qu’Elenore la rejoint sur le terrain « j’aurais sans doute fait du basket, du foot ou du rugby au lieu de réclamer de la danse, j’aurais peut-être fait de la batterie au lieu de la clarinette ». Côté emploi, Salome se voit « mécanicien, informaticien ou menuisier » et Almira « chef de service (j’ai les diplômes pour) ».

Elles sont aussi cinq à estimer qu’on les aurait probablement encouragées à se tourner vers d’autres filières « J’aurais peut-être été plus poussée vers ma passion pour les sciences que vers mes facilités littéraires » imagine par exemple Florence. Cinq encore mentionnent une évolution professionnelle plus aisée, crevant le fameux plafond de verre auquel se heurtent bien des femmes. Cinq enfin qui oseraient laisser libre cours à leur ambition dans le cadre de leur carrière, typiquement un trait de caractère bien vu chez les hommes mais beaucoup moins chez les femmes, qui brident donc souvent leur enthousiasme et leur talent. Une d’entre elles imagine même qu’avec un peu plus de testostérone, elle s’autoriserait un brin d’égoïsme tandis qu’Ariane n’aurait peut-être pas suivi son conjoint muté à l’étranger.

Mais il n’y a pas vraiment de consensus sur le sujet de l’évolution professionnelle. Anne-Cécile estime ainsi que le fait d’être une femme «  a toujours été pour [elle] un atout », la forçant à se battre et lui ouvrant la porte de reportages « à Haïti, en Aghanistan, au Mali sur des terrains habituellement ‘réservés’ aux hommes. Même son de cloche pour Laura, qui jugé également « qu’être femme [l]’a plutôt servie dans [son]métier et [son]évolution ». Julie, plutôt heureuse de son poste actuel, prend le contre pied en mettant l’accent sur les pressions qui s’exercent dans ce domaine sur les hommes « j’aurais dû devenir gendarme, comme papa, ou au moins essayer. » Virginie aussi a ce sentiment « j’aurais mis sur mes épaules plus de pression pour avoir un métier plus stable et pérenne ».

Pas de parité pour la parentalité…

Elles ont été très nombreuses à me parler de la parentalité : 61% soulèvent un aspect ou un autre de ce domaine où les disparités semblent les plus flagrantes, qu’il s’agisse de l’impact sur les études et la vie professionnelle ou des pressions sociales qui poussent les femmes à s’accomplir en tant que telles en faisant bon usage de leur utérus, de gré ou de force. 34% imaginent qu’en tant qu’homme, le fait de ne pas avoir d’enfant serait mieux vu et que, le cas échéant, la parentalité ne serait pas un frein à une carrière florissante.

« Si j’étais un mec, je pourrais me consacrer à mon ambition sans que ça paraisse suspect ou qu’on exige de moi de ne pas avoir de vie perso » explique par exemple Anaïs, et Florence renchérit « je n’aurais peut-être pas à devoir me justifier quand je dis que je ne souhaite pas avoir d’enfants. » D’ailleurs, F. le dit « j’aurais réfléchi à faire des enfants quand j’en aurais vraiment eu envie (et non en fonction de ma trajectoire professionnelle) ». Quant à Gaëlle-Marie, elle suppose qu’elle n’aurait pas eu droit à cette réflexion cinglante d’une employée administrative « Mais Madame, si on pouvait travailler, élever des enfants et réussir des études de droit en même temps, ça se saurait ! ».

Elles sont aussi 15% qui pousseraient un gros soupir de soulagement à n’être plus tracassée par les problèmes liés à la contraception qui reste, il est vrai, principalement une affaire de femmes. « Je n’aurais pas jeté ma plaquette de pilule par la fenêtre car elle m’avait fait prendre 5 kilos, je n’aurais donc pas eu à subir un avortement traumatisant » raconte ainsi F.

Paradoxalement, Julie estime pour sa part que le fait d’être un homme impliquerait plus de pression à devenir un bon « chef de famille, par tradition » alors que « les mecs n’ont aucun pouvoir décisionnel sur la parentalité […] en tant que filles, on a ce pouvoir, de concevoir, et de changer d’avis en avortant, mais aussi de ne pas devenir mère, grâce à la contraception ».

Quand Laura évoque, du bout des lèvres, les traumatismes physiques de la grossesse et de l’accouchement, pour Anne-Cécile, maman depuis un mois, c’est tout le contraire « ce seul argument, fort de la joie et de l’intensité du moment, ne me ferait troquer en rien mon sexe pour l’autre! »

Liberté, sexualité et violences

Le climat de violence et de peur dans lequel les femmes sont élevées comme s’il n’existait pas d’alternative transparaît clairement à travers les témoignages. Elles sont près de 27% à dire qu’en tant qu’homme, elles auraient moins peur (11,5%) ou n’auraient peut-être pas été agressées (15,3%). Pour Julie « si j’étais un mec, […]le type qui m’a agressée dans le train cet hiver n’aurait même pas posé les yeux sur moi. Etre un homme c’est être transparent aux yeux de ses semblables. » Florence, elle, remonte le fil du temps jusqu’aux agressions fréquentes « sans gravité mais c’est jamais agréable » qu’elle a subi « j’imagine que si je n’avais pas été une petite fille ça ne me serait jamais arrivé. » Virginie est plus catégorique « je pense que si j’avais été un homme […] je n’aurais pas subi d’agressions sexuelles à un jeune âge, transformant mes relations futures. »

La violence serait-elle culturellement perçue du côté des hommes ? En tout cas elles sont deux à me confier qu’elles laisseraient volontiers parler leurs poings, Tris « aurai[t] vraisemblablement été beaucoup plus ‘caractérielle’ et [se] serai[t] très souvent battue » mais pour Salome ce ne serait pas vraiment un changement «  je continuerais à avoir envie de casser la figure à ceux qui me cherchent des noises ! »

Concernant la sexualité, un peu plus de 11% des femmes que j’ai interrogées considèrent qu’en tant qu’homme leur liberté dans le domaine aurait été mieux perçue, « on me taperait dans le dos en riant plutôt qu’un regard en biais » comment Florence. Julie nuance « je flipperais à propos du sexe, j’aurais peur de ne pas faire ce qu’il faut, de faire mal, de ne pas bander…[…]L’angoisse d’être un mauvais coup… »

Le regard que posent la famille comme la société dans son ensemble (et, plus dur encore, les femmes elles-mêmes) sur leur apparence ou leur façon d’être est décidément prépondérant. Au jugement porté sur la sexualité viennent s’ajouter ceux sur les choix de vie en général, qui seraient mieux perçus en tant qu’homme selon 7% des témoins ou ceux sur l’apparence, qui seraient moins contraignants pour 23% d’entre elles ! « J’aurais peut-être été un ado plus séduisant, plus conforme à la norme physique : grand, mince. Moins complexé ? » se demande Julie. « Je n’aurais pas eu à m’épiler, souffrir avec des talons, me maquiller…pour plaire » juge pour sa part Marie, alors que Nadège se dit qu’elle n’aurait peut-être « pas eu de problèmes de poids…ou peut-être[…] que je m’en ficherais comme d’une guigne ». Pour Anaïs, c’est clair « quand t’es moche, ce n’est pas préjudiciable pour un mec, en tant que meuf, on dit de toi que tu es négligée et que ça traduit une incompétence professionnelle. » Paradoxalement, elles sont deux à me dire que le fait de jouer de sa séduction leur manquerait. Ce n’est pourtant pas l’apanage des femmes…

Parmi les autres changements qu’elles envisagent en tant qu’hommes, on trouve pêle-mêle : plus de respect (3.8%), plus de proximité avec le père (7,6%) ou plus de liberté accordée par la famille (15,3%).

On constate dans ces témoignages que les inégalités ressenties ne sont pas les mêmes pour toutes, et qu’elles dépendent souvent du milieu professionnel et de l’éducation. Certaines ont pleinement conscience des désavantages que peut comporter le fait d’être un homme dans notre société ultra-genrée. Mais pour beaucoup, le regard porté sur leur apparence, leur désir (ou non-désir) d’enfant, sur leur sexualité et leur comportement est un des enjeux cruciaux. On peut légitimement penser que c’est précisément ce jugement, tantôt réel et verbalisé ou exprimé, tantôt imaginé et intériorisé, qui pousse de nombreuses femmes à se poser des limites afin de se conformer à un idéal évidemment inatteignable.

Nota bene : évidemment, n’ayant interrogé que 26 personnes, ces pourcentages ne sauraient en rien représenter des statistiques valides scientifiquement, même s’il me semble que les tendances qui se dégagent sont assez cohérentes.

Un énorme MERCI à Almira, Anaïs, Anne-Cécile, Debby, La souris, Ariane, Elenore, Elvire, Stella, Eva, Florence, F., Gaëlle-Marie, Mélanie, Marie, Marguerite, Laurence, Laura, Julie, Nadège, Malika, Caroline, Salomé, Tris et Alexia pour leurs témoignages. MERCI aussi à Louna pour sa belle illustration! 

  19 Responses to “«Moi si j’étais un homme… »”

  1. Très intéressant ce petit sondage. Mais, par souci d’égalité justement, j »aimerais voir les réponses à ces mêmes questions, posées à des hommes. Comment voient-ils notre place dans la société? Ont-ils conscience du sexisme ordinaire, regrettent-ils de ne pas pouvoir être enceints? Que feraient-ils de leur vie si ils avaient une vulve? hein? Je poserais la question à mon compagnon un de ces jours tiens!

  2. Avis d’un homme :
    Certaines des remarques évoquées plus haut me font rire.
    Sur les capacités physiques, mon prof de sport disait que les femmes étaient «constitutionnellement» 10% moins fortes que les hommes (en moyenne). Ceci cache de nombreuses disparités : il y a de fortes chances pour qu’une femme même sans trop d’efforts me renverse, étant d’un naturel chetif…

    Maquillage, «je suis grosse»… Ceci est très interiorisé par les femmes ! Je ne cesse de dire à mes amies et à ma compagne (en premier lieu) qu’elles sont souvent plus attirantes sans maquillage ! Le problème de poids, s’il est parfois plus important que pour un homme, est bien souvent aggravé par le regard que les femmes se portent sur elles-mêmes : une femme est rarement si grosse qu’elle mérite de s’auto-flageller !

    Sur un plan pro et perso, je trouve moi aussi que les enfants, l’investissement dans le travail… tout ça c’est biaisé comme décrit dans l’article. Néanmoins, je pense que les hommes, aujourd’hui, accepteraient beaucoup plus facilement d’adapter eux aussi leur carrière pour leur femme (déménager et trouver un nouveau boulot parce que leur femme a eu une super occasion… ou prendre un congé parental).

    La société n’est pas encore sortie de l’ère machiste, mais elle évolue, et il y a sûrement beaucoup plus de possibilités que ce que vous voyez !

  3. J’aurais aimé faire partie des interrogés! Dommage que les témoignages fussent déjà récoltés.

  4. J’ai peut être mal compris, mais dans la majorité des cas j’ai l’impression que ce sont les femmes elles même qui se posent des limites.
    Je m’explique: qui empêche Malika et Éléonore de faire du Rugby ou de la batterie plutôt que de bloguer ou de faire de la danse?
    Et qui empêche Salomé d’être mécanicien ou informaticien ?
    Et pour aller plus loin, qui les empêche de faire exactement ce qu’elles veulent, quoi que ce soit ? Quitte a cumuler Rugby ET danse ? Les conventions sociales sont elles en fait si ancrées profondément en elles qu’elles ne peuvent y échapper?

    Par ailleurs, Virginie pense que si elle avait été un homme elle n’aurait pas été victime de violences sexuelle.
    Nombreux sont les hommes ayant subis ces violences, simplement ils en parlent moins voir pas du tout.
    Pourquoi? Parce qu’ils sont eux même victimes des conventions sociales. Parce que la société attend d’eux qu’ils soit des « hommes, des vrais, forts et virils, et qu’un homme ne pleure pas ».
    Il est beaucoup moins « toléré » par la société (c’est horrible ce que je dis mais essayez de voir le fond du raisonnement) qu’un homme ait été violé qu’une femme.
    C’est horrible pour les deux. La femme aura été violée parce qu’elle est une femme, on tentera de lui faire porter au moins une partie de la responsabilité (oh elle était en jupe, oh elle avait pas l’air farouche). La femme à le droit d’être une victime. La société aime la voir à cette place là.

    Tout cela va dans le même sens finalement. Tant que la femme continuera à se positionner en victime de l’homme (qui la rabaisse, la viole, la frappe, l’exploite, la harcèle) alors elle continuera à alimenter ces putains de conventions sociales.

    Regardons autour de nous. Il y a de plus en plus de bandes de femmes, perpetrant des aggressions bien plus violentes parfois que celles commises par les hommes, sur d’autres femmes !

    L’égalité homme femme existe bien, tant sur un plan physique qu’intellectuel, il existe des hommes petits et maigres, et des femmes grandes et fortes.
    Mesdames, accorderez vous vraiment sa chance à un homme qui fait deux têtes de moins que vous et 10Kg de moins?

    Le pire ennemi de la femme est-il la femme elle-même ?

  5. Pour conclure, j’aime beaucoup l’illustration de cet article qui résume pas mal le fond de ma pensée. :)

  6. J’adore cet article! bravo! et je suis impatiente de voir la suite, les avis de nos chers messieurs :) C’est très intéressant, on retrouve pas mal de stéréotypes que cette société à imprimé dans les esprits, on pense toutes qu’on aurait quand même peut-être moins qu’eux… Mais nooon! Y faut pas les filles :) Moi je veux pas trois secondes être un mec :D C’est fantastique d’être une meuf, c’est vachement plus mieux sympa grave et on aurait tord de le cacher, ils nous jalouseront toujours, n’en faisons aucun cas, il faut continuer à être des Femmes, crier haut et fort qu’on en très fières et ravies en plus, et partout dans le monde :D

  7. Je ris souvent beaucoup avec ce genre d’enquête parce que les femmes n’imaginent pas être un homme mais essaient simplement de s’imaginer dans un archétype masculin. Par exemple aucune ne s’imagine en mec gringalet romantique et littéraire. C’est pourtant un des genres du masculin.
    :-) )

    [Bien sûr que si on interrogeait des hommes, on retomberait dans ce schéma ! :-) ].

  8. J’ai tenté l’exercice au masculin … et je me rends compte que je suis plein de stéréotypes … http://davanlo.skynetblogs.be/archive/2012/08/06/moi-si-j-etais-une-femme-pour-24-heures.html

  9. franchement demain je suis un homme, ma première envie c »est de savoir ce qu’on ressent à coucher avec une femme
    ne serait ce que parce que qu’en tant que femme j’ai vu tellement d’hommes se perdre en moi littéralement, cette espèce de quête de fusion, j’ai pas eu milles amants mais à chaque fois cet appel, alors soit c’est moi, soit il se passe un truc et je veux savoir

    en tant que femme j’ai pas eu envie de me perdre dans un homme juste l’envie d’en jouir et de fusionner pour un temps

    si quelqu’un peut m’éclairer je prends

  10. sympa de voir ce qu’a donné la ptite étude :)
    j’y pensais même plus ^^
    et de rien c’était sympa d’y répondre :)

  11. Intéressant.
    Etant un homme, la seule chose qui m’intéresserais à être une femme, serait certainement le sexe, car foncièrement c’est la principale chose qui nous différencie, et je me retrouve assez bien dans ce qu’imagine Julie je flipperais à propos du sexe, j’aurais peur de ne pas faire ce qu’il faut, de faire mal, de ne pas bander…[…]L’angoisse d’être un mauvais coup…
    Par ailleurs, porter un enfant et accoucher me semble un expérience suffisamment traumatisante pour ne pas « rêver » la vivre.

    C’est plus « facile » d’être un homme, mais ça n’empêche pas de se poser des questions, et d’avoir du mal à mettre des mots sur ses pensées. Concernant l’importance accordée au regard que les autres portent sur nous, par exemple, je pense que quelqu’humain que l’on soit, c’est très difficile, grand, petit, gros, moche, beau, riche, homme, femme, enfant, vieillard, homosexuel et que d’ailleurs, on a souvent l’impression que c’est plus facile pour les autres que pour soi.

    En lisant cet article, je me demande si finalement, il ne serait pas intéressant de faire la même demande : 24 heure dans la peau d’un ‘être humain dans une société idéale’. Cela ne révélerait sans doute pas les problèmes qui continuent d’exister, mais permettrait de se construire une sorte de société idéale.

    We are the world….

  12. Je donne égalemet mon appui à ce commentaire très pertinant qui soulève une problématique ancestrâle. Pour ma part, à 30 ans, j’ai beaucoup plus souffert de la méchanceté et de la jalousie féminine, que de la méchanceté et la violence masculine. D’autant que j’ai le sentiments qu’aujourd’hui le terme gentleman ( j’aime bien gentilhomme) est devenu récurent dans la bouche de nos confrères. Il y a eu une réelle prise de conscience ces derniers siècles, qui semblent également s’être propage comme une trainée de poudre, pour moi j’en suis certaine, les hommes aussi tiennent à leur image et aspirent à plus de douceur dans leur quotidien. Alors c’est vrai cela Mesdames, pourquoi nous comportons nous comme des ch… heu comme des louves entre nous? Cela ne nous fait pas avancer, et nous détruit encore plus que si c’était le sexe opposé, car on se sent trahie par ses semblables et surtout que cela engendre de la méfiance entre nous et n’offre nullement de bonnes perspectives de paix mondiale et interstellaire!!! :D

  13. Salut à tous, je trouve ça excellent, elles sont curieuses et ça fait plaisir. En revanche, je vais briser le mythe, mais être un hommes ne protège pas des agressions.

    D’abord être un homme c’est être en concurrence avec des hommes, ce qui peut occasionner des conflits plus destructeurs, du moins physiquement (pour des raisons évidentes).

    C’est aussi, de par ce mythe d’homme moins vulnérable; ne pas être ne serait-ce qu’envisagé comme une victime.

    PS: j’ai 33 ans, et je confirme avoir vécu deux agressions sexuels. L’une par un ado plus âgé, et l’autre par une femme sous la menace d’un couteau. Que tout le monde se rassure, je vis malgré tout, même si c’est très dur.

  14. j’ai demandé à une amie : premier truc qu’elle tente faire pipi debout o_O

 Leave a Reply

(required)

(required)

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>